Motion de soutien aux travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT

mardi 23 novembre 2021


Motion de soutien de la FNEE CGT - Communiqué CGT du 28 octobre 2021 - Plan alternatif permettant de maintenir l’emploi à la centrale tout en promouvant une activité écologique (livrets CGT).

Il ne peut y avoir d’emploi public sans emploi industriel. Leur lutte devient donc notre lutte.

La CGT a des propositions concrètes pour réindustrialiser avec comme base la réponse aux besoins et non pas la spéculation, sur les projets portés par les travailleurs eux-mêmes. Tant au niveau fédéral qu’au niveau départemental, la CGT a fait de la centrale de Provence, le fer de lance de ses batailles pour la réindustrialisation, l’auto-organisation des travailleurs et l’écologie.



Motion de soutien
La Fédération Nationale de l’Équipement et de l’Environnement (FNEE CGT)
apporte tout son soutien aux travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT dans la lutte qu’ils mènent pour défendre leur outil de travail et faire aboutir un projet industriel permettant de préserver l’emploi et répondre aux besoins en énergie pour tous.

Pour rappel, la lutte pour la survie du site de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône a commencé dès 2018 suite à l’annonce de l’arrêt des centrales à charbon françaises à horizon 2022.
La centrale de Gardanne comprend deux parties : l’unité 4 peut produire 150 MégaWatts grâce à la combustion de biomasse et l’unité 5 peut produire 600 MégaWatts grâce au charbon. L’unité 5 est l’une des cinq dernières centrales à charbon en France (deux autres sont situées à Cordemais, une au Havre et une à Saint-Avold).
L’unité « charbon » de la centrale est condamnée à fermer, seule doit subsister l’unité biomasse et les 80 emplois directs nécessaires à son fonctionnement.
En juillet 2019, le site a été repris par Gazel Energie, filiale en France du groupe tchèque EPH, appartenant au milliardaire Daniel Kretinsky.
Les licenciements ont été lancés mi-août.

En grève depuis le 7 décembre 2018, les salariés de Gardanne élaborent un projet de reprise du site.

Ce projet s’articule autour de quatre propositions :
● l’unité charbon serait conservée, mais 90 % des émissions de CO2 seraient filtrées puis séquestrées ;
● ce projet pilote pourrait par la suite être exporté et
participer à la réduction drastique des émissions carbone en France et dans le monde ;
● deux autres unités produiraient du méthane et de l’hydrogène à partir de déchets de bois appelés « bois classe B » ;
● une troisième unité produirait de l’électricité et développerait un réseau de chaleur pour les agglomérations de Gardanne, de Meyreuil, la communauté du pays d’Aix-en-Provence ainsi que les zones industrielles avoisinantes comme celle de Rousset, à partir de la combustion basse température de combustible solide de récupération (cartons, bois entre autres). Une dernière unité serait consacrée à valoriser les déchets collectés localement en énergie, chaleur, compost pour l’agriculture et machefer pour le béton.
Les travailleurs se sont constitués en association de préfiguration, en vue de créer une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif).


Communiqué CGT du 28 octobre 2021

« Mise sous protection » illimitée de la centrale de Gardanne par les salariés depuis le 12 octobre pour permettre la réalisation du projet industriel porté par les salariés.

Communiqué suite à la table ronde du 26 octobre 2021 sous l’égide du Préfet de Région PACA réunissant le délégué interministériel à l’accompagnement des territoires en transition énergétique, les services de l’Etat, le sous-préfet d’Aix en Provence, GazelEnergie, la Région SUD, les communes de Gardanne et Meyreuil et la CGT.
(Nouvelle table ronde associant l’ensemble des acteurs institutionnel, économiques et industriels utiles à la construction de solutions prévue les 18 ou 19 novembre prochain).
La CGT appellent à nouveau l’Etat, le groupe GazelEnergie et l’ensemble des parties concernées et intéressées à faire preuve d’esprit de responsabilité afin que simultanément par le redémarrage de l’unité Biomasse, la remise en emploi des travailleurs licenciés en lien avec la mise à l’étude et la réalisation de projets industriels sur le site de la Centrale de Gardanne, nous évitent l’extension du conflit en cours et ses conséquences.
Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du GPMM, le syndicat CGT des dockers de Fos, la FNME CGT, la FNPD CGT et l’UD CGT 13 réaffirment leur détermination à faire aboutir les revendications des travailleurs dans l’intérêt général.



Livret "Préconisations pour un avenir industriel de la centrale de Provence à Gardanne" (CGT Centrale de Gardanne)

Le projet de loi énergie climat, adopté le 28 juin 2019 à l’Assemblée nationale, condamne les travailleurs des centrales à charbon et des bassins d’emplois afférents avec comme conséquence la suppression de plus de 5 000 emplois en France.

Pourtant, une toute autre voie est possible pour lutter contre le changement climatique. Les salariés issus de ces centrales sont les premiers concernés pour améliorer la production d’électricité en prenant en compte les aspects environnementaux.

Ce n’est pas en fermant les 5 unités de production à partir du charbon en France que le gouvernement changera l’impact sur le climat. C’est bien en investissant dans la recherche, vu que plus de 40 % de la production d’électricité est produite à base d’énergie fossile dans le monde.
En effet, ces 5 sites émettent moins de 1 % du CO2 en France et font partie des 10 unités les moins polluantes d’Europe.



Livret "Projet pour un avenir industriel de la centrale de Provence à Gardanne" (Syndicat CGT de la centrale de Gardanne et l’association des travailleurs de la centrale de Gardanne)
> Une autre voie pour lutter contre le changement climatique, un projet novateur, réaliste et créateur d’emplois.

Pour sauver leurs emplois, les salariés de la centrale thermique de Gardanne proposent un projet de plateforme énergétique innovante. Un exemple à suivre pour lutter contre la désindustrialisation française.

Sommaire
À propos - Rappel du contexte -
Des solutions d’avenir -
Unité de captage du co2 -
Réseau de transport et séquestration du co2 -
Unité de captage transport et séquestration du co2 -
Unité de gazéification méthane et hydrogène -
Unité de cogénération en lit fluidisé circulant (lfc) -
Unité de tri et de valorisation énergétique des déchets multiples -
La méthanisation des matières organiques -
Conclusion.

Documents joints