
Avec la réduction des durées d’indemnisation chômage, le durcissement de l’accès aux arrêts maladies, le blocage de la valeur du point d’indice et les premières annonces pour le futur budget de l’État, la rentrée 2026 est clairement antisociale. Elle fait suite à un été caniculaire qui a démontré l’impréparation de notre société au bouleversement du climat (anomalie de +4,8°C et 7000 décès). Sur le plan politique, le grand patronat sort du bois à l’approche de l’élection présidentielle et manœuvre pour reprendre la main après l’éviction de Jordan Bardella, son poulain. Ce moment de bascule climatique, sociale et politique exige des réponses à la hauteur des enjeux !
UNE CRISE GLOBALE
Les températures extrêmes et les restrictions d’eau – les conséquences les plus concrètement ressenties du bouleversement environnemental auxquelles nous sommes soumises – ne doivent pas invisibiliser le caractère systémique de la crise en cours : les écosystèmes se dégradent, les espèces disparaissent, les pollutions contaminent l’air, l’eau, les sols, les lieux de travail et les organismes.
Cette crise systémique n’a rien d’une fatalité, et encore moins d’un processus spontané. Sa cause en est connue : c’est notre mode de vie consumériste, dans un cadre capitaliste qui organise la surexploitation des ressources, du vivant et des humains qui en font partie, au profit d’une infime minorité d’ultrariches et au détriment du plus grand nombre. La crise environnementale apparaît donc comme une question sociétale, s’inscrivant dans une logique d’opposition entre les classes sociales.
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