
Après 7 ans de mobilisation et de lutte, le projet alternatif porté par la CGT pour la centrale thermique de Gardanne suite à l’arrêt de la tranche charbon en 2021, devrait voir le jour fin 2028/mi-2029.
Dans une volonté de transparence, une concertation préalable volontaire a été organisée pour informer et recueillir l’avis de l’ensemble des publics concernés par ce projet (du 11 mai au 22 juin). Site dédié : https://www.concertation-bmp.fr
Le projet de reconversion du site en centrale à biomasse, et la prise de participation de la CGT symbolise la capacité des travailleurs et travailleuses à bâtir des solutions industrielles pérennes, créatrices d’emplois et compatibles avec les impératifs climatiques.
Fin 2025, les premières embauches ont été réalisées dans l’entreprise chargée d’exploiter la nouvelle unité biomasse, concrétisant ainsi des années de mobilisation, de travail technique et de propositions syndicales. Début 2026, les dernières signatures de contrats ont permis de dé !nitivement concrétiser la création ou préservation de 250 emplois.
L’ACCORD QUADRIPARTITE (été 2025) :
La pression exercée par la CGT a permis un partenariat avec l’État, GazelEnergie (propriétaire du site) et GazoTech*. L’accord débouche sur :
👉 la création d’une société pour assurer l’exploitation et la maintenance de l’usine
👉 l’embauche des 27 salariés licenciés encore en attente de reclassement
👉 un bail à construction de 35 ans
PRODUIRE EN VALORISANT, avec un procédé industriel de pointe pour transformer du bois de récupération en fin de vie conjugue pyrolyse et méthanation, sans incinération
L’objectif est la production d’environ 234 GWh de bio-méthane par an, notamment pour le secteur maritime, du biocharbon pour le secteur de la sidérurgie, et du bio-co2 à partir de « bois de récupération : palettes usagées, bois du BTP, mobilier usager ». Il s’agit aussi la valorisation de 115 000 tonnes/an de déchets bois recyclés via un procédé industriel de pointe en 2 temps : « pyrolyse à haute température » (production de gaz de synthèse et de bio-charbon) et « méthanation » (procédé qui, avec de l’hydrogène, transforme le CO₂ en méthane).
SAUVEGARDER L’EMPLOI
250 emplois devraient être préservés ou créés (emplois directs et indirects).
Pour la CGT, aucune transition écologique ne peut se faire au prix de destructions sociales.
PARTICIPER AU CAPITAL
La société d’exploitation affiliée au statut des industries électriques et gazières, a été créée le 31 juillet 2025 (Provex) :
● 29 % à la SPEG, société de production d’énergie gardannaise, détenue à 49 % par l’association des travailleurs de la centrale de gardanne (ACTG)
● 51 % à la société Gazotech*
● 20 % à GazelEnergie
* Gazotech, entreprise nantaise spécialisée dans les technologies de production de gaz renouvelable fournira les équipements de pyro-gazéification qui seront fabriqués en région Pays de la Loire. Sa filiale, BMP (Bio-Méthane Provence), sera le développeur industriel du projet.
Article publié dans Le Peuple Quotidien #4 du 54e congrès, relayé par la confédération le 4 juin :
(...) « En butte à des critiques de la Cour des comptes sur le coût, pour le contribuable, du soutien à l’entreprise de Kretinsky – au moins 800 millions d’euros sur huit ans – et à celles d’associations écologistes, qui redoutent les conséquences néfastes de l’exploitation du bois pour les forêts, »
le secrétaire général de la CGT Centrale de Gardanne répond :
« Si l’on n’avait pas pris l’initiative de ce projet, on n’existerait plus. Nous voulons rester le plus longtemps possible dans les instances de décision, pour savoir ce qu’il s’y passe. Quant aux dividendes, prévus à partir de 2030, ils serviront à financer des projets industriels et les études nécessaires à leur émergence. Nous aimerions travailler à la réponse à de petits projets de développement d’énergie. Et ainsi mieux prendre en considération les enjeux écologiques, contrairement à GazelEnergie qui n’en a que faire. On veut être l’épine dans leur pied. » (...)
Dossier de presse - "Assises CGT du Made in France Produire Local-Agir Global" le 26 mars 2026 :
Cette journée a été organisée sur le site d’Exalia (ex-Vencorex), à Pont-de-Claix. Elle a réuni des salariées, des fédérations industrielles CGT, des représentants de l’État et du patronat pour débattre de l’avenir de l’industrie en France, alors que les fermetures de sites et les plans de licenciements se multiplient.
À travers ces Assises, la CGT a porté une exigence claire : mettre fin à la désindustrialisation et remettre l’emploi au cœur des choix économiques. L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières.
Dans ce dossier, vous pourrez notamment prendre connaissance de projets CGT pour sauver l’industrie et les emplois, des premiers axes prioritaires pour une loi de programmation industrielle et de la liste noire des plans de licenciement mise à jour.
POUR MÉMOIRE
Centrale de Gardanne : la CGT attend une réponse concrète d’ici le 15 mai
Suite à son déplacement à la Centrale de Gardanne, Sophie Binet a adressé le 24 avril 2023 un courrier à la Première Ministre lui enjoignant d’apporter des réponses aux préoccupations des travailleurs de la centrale pour l’avenir du site industriel et des emplois.
« (...) sans retour d’ici le 15 mai 2023, la CGT prendra toutes ses responsabilités avec ses organisations. (...) »
La lutte paye : un réel avenir acté pour la Centrale de Gardanne !
Communiqués CGT : « Un réel avenir acte pour la centrale de Gardanne » (27 avril 2022)
et « La Tranche 5 charbon de Gardanne doit redémarrer ! » (3 mai 2022)
Félicitations à la lutte des travailleurs de la Centrale, mais également des Dockers et Portuaires et des organisations de la CGT qui ont participé à ce que : La Centrale de Gardanne vivra ! Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.
Ecocombust, un projet CGT pour la reconversion de la centrale de Cordemais
Communiqué , Vidéo, tract CGT « Centrale de Cordemais : du charbon aux pellets » (28 mars 2022)
Depuis 2015, les salariés de la centrale à charbon de Cordemais en Loire-Atlantique se mobilisent pour la reconversion du site avec le projet Ecocombust. Enterré en juillet dernier, la ministre de la transition écologique a relancé le projet.
Transition énergétique : la CGT poursuit la défense de projets alternatifs (18 janvier 2022)
La CGT revendique une politique volontariste et des investissements à long terme. Elle réaffirme son exigence de reconversion immédiate des centrales Cordemais (Loire-Atlantique) et Gardanne (Bouches du Rhône) à la biomasse. « La réussite de la transition énergétique ne passera que par des décisions politiques volontaristes par le financement de projets alternatifs et de transition pour la réduction de l’empreinte carbone ! »
Centrale de Gardanne redémarrage de la biomasse, survie du site
Communiqué du 20 décembre 2021 : « La CGT revendique des engagements concrets »
Il ne peut y avoir d’emploi public sans emploi industriel. Leur lutte devient donc notre lutte.
La CGT a des propositions concrètes pour réindustrialiser avec comme base la réponse aux besoins et non pas la spéculation, sur les projets portés par les travailleurs eux-mêmes.
Motion de soutien aux travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT
◗ Motion de soutien de la FNEE CGT du 22 novembre 2021
◗ Communiqué CGT du 28 octobre 2021 : « Mise sous protection » illimitée de la centrale de Gardanne par les salariés depuis le 12 octobre
◗ Livret CGT : « Préconisations pour un avenir industriel de la centrale de Provence à Gardanne »)




