Déclaration CGT
La CGT réaffirme avec force son attachement au droit fondamental au bonheur, ce droit inaliénable de vivre en paix, avec soi-même, ses proches, et dans l’harmonie avec notre planète. Face à ce monde déchiré par les conflits, nous exigeons l’arrêt immédiat des guerres et un désarmement global. La paix n’est pas une utopie, c’est la condition sine qua non pour réaliser nos aspirations communes. La guerre, elle, n’est que destruction, échec et mort. La paix, c’est aussi le refus des inégalités, la liberté d’une information non manipulée, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et le droit de ne pas voir le fruit de notre travail détourné vers des budgets militaires démesurés ou une économie de guerre. Alors que des États relancent une course aux armements nucléaires, illégaux, ruineux et criminels, la CGT dit haut et clair : non à la barbarie, oui à la justice sociale et à la solidarité entre les peuples !
A la DIR Ouest, les conditions de vie et de santé au travail des agents se dégradent dû aux baisses incessantes d’effectifs, entraînant une augmentation des charges de travail, des changements à la marge d’organisation de travail, la non-possibilité de poser des congés. Le manque de reconnaissance et la perte de sens, amènent à du stress, des tensions entre collègues, des troubles psychosociaux. Le projet de réaménagement Campus 2 vient ajouter une pierre à l’édifice du mal-être avec ses nuisances, notamment sonores, le mépris dont les agents font l’objet. Nous y reviendrons lors du point 3 de l’ordre du jour. Au niveau des DIR, il ne se passe pas une semaine sans recenser un accident, nous devons être au 7e accident à la DIR Ouest, cela montre bien que le Plan Pluriannuel de Prévention Renforcé (PPMR) engagé en 2023 et devant se déployer jusqu’en 2027 ne fonctionne pas. Nous avons demandé qu’un point sur la sécurité des agents soit mis à l’ordre du jour de cette FSSSCT, il a bien été mis, mais en question diverse. Nous en déduisons que l’Administration n’a rien à présenter qui puisse être considéré comme une amélioration. Le Plan de Prévention Ministériel Renforcé (PPMR) 2023-2027 devait marquer un tournant. Les chiffres tombent : + 64 % d’accidents et + 275 % d’accidents corporels subis par les agents des DIR intervenants sur la route. Ces données révèlent un défaut de pilotage national et l’absence de coordination entre les DIR. C’est pourquoi, la CGT exige : . . . 1. La création d’un CSA de réseau dédié aux enjeux communs des DIR et nous soumettrons une motion.
. . . 2. Des moyens humains et matériels renforcés.
. . . 3. Une analyse systématique des accidents par des équipes spécialisées, pour identifier les causes racines (matériels défaillants, protocoles inadaptés, sous-effectifs, etc).
. . . 4. L’abandon des mesures cosmétiques (comme la non-intervention sur BAU), qui masquent les vrais problèmes. La sécurité n’est pas négociable, elle nécessite des investissements concrets, pas des annonces creuses ! La CGT rappelle que trois décès en 2025 ont déclenché une mobilisation historique, aboutissant à des engagements du ministre suite une réunion convoquée en urgence le 22 juillet 2025. Le 29 juillet, le ministre des Transports (P. Tabarot) a adressé un courrier au ministre de la Fonction publique pour l’interpeller sur la nécessité de reconnaître à travers une mesure législative, la dangerosité, la pénibilité et les risques auxquels sont exposés les agents des DIR, par une bonification du service actif, il demande également qu’un dépôt de plainte soit effectué par le service en cas d’agression d’un agent. Depuis, où en est-on ? À ce jour, aucun texte, aucune mesure concrète, le ministère semble vouloir instrumentaliser la sécurité pour réduire les interventions et donc les effectifs. Nous refusons d’être les variables d’ajustement d’une politique de restriction budgétaire.
La sécurité des agents n’est pas négociable et nous utiliserons tous les moyens pour l’imposer.
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