CCFP du 5 février 2026 : intervention de la CGT

lundi 9 février 2026

Intervention de la CGT au Conseil commun de la Fonction publique du 5 février 2026 et bref compte-rendu de la séance.

Ordre du jour du CCFP : avis sur les articles d’un projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, qui crée notamment un service national militaire volontaire et re-configure des dispositifs d’accès à l’emploi public liés à la défense.

Pour la CGT, « derrière ces mesures, c’est bien une orientation politique plus large qui se dessine : la place croissante donnée au fait militaire dans les politiques publiques et dans les parcours de la jeunesse ».

La CGT pointe la forte augmentation des crédits pour la Défense avec en parallèle la diminution des moyens pour de nombreuses politiques publiques et leurs conséquences délétères. (logement, la cohésion des territoires, l’écologie, le port, l’aide au développement, fonds vert...)


Contexte : Projet de loi de finances des Armées 2026 – LPM année 3
3e année de mise en œuvre de la loi de programmation militaire 2024-2030
Hausse de + 6,7 milliards d’euros, portant la mission Défense à 57,1 milliards d’euros hors pensions.


Articles fixant le service national volontaire - En bref :

Agents publics de moins de 26 ans : nouvelle position statutaire avec un congé spécial de 10 mois pour effectuer ce service national volontaire, sans traitement (juste une solde), sans garantie de retrouver son poste à l’issue du congé.
Carrière : congé pris en compte dans la carrière et permettant de valider 3 trimestres pour la retraite
Couverture sociale : protection sociale complémentaire en santé

👉 Le volume de 10 % de postes réservés parmi les postes vacants pour la reconversion de certains militaires sera supprimé.

Vote global sur le texte :

Pour : CFDT, UNSA, employeurs hospitaliers
Contre : FO, Solidaires
Abstention : CGT, FSU, FAFP, employeurs territoriaux

La CGT s’est abstenue car elle refuse de cautionner une orientation globale qui participe à la militarisation progressive de la société sans débat démocratique à la hauteur, et l’exigence de garanties solides pour les agents, dans un contexte où l’austérité budgétaire pèse déjà lourdement sur les services publics.


Documents joints