
Lors du comité de suivi (CoSui) du Plan de prévention ministériel renforcé (PPMR) ce 17 novembre 2025, la CGT a dressé un constat alarmant : loin de protéger les agents, la politique actuelle assiste impuissante à l’explosion des accidents. Il est urgent de changer de méthode.
La sécurité des agents des Routes (DIR) ne se négocie pas, et pourtant, les chiffres sont accablants.
La CGT a dénoncé l’échec du plan de prévention 2023-2027 qui n’atteint absolument pas son obligation de résultat.
Une hécatombe statistique et humaine
Alors que l’administration tente parfois de présenter des graphiques tronqués, la réalité sociale est indiscutable :
▪️ Les accidents augmentent : Ils sont passés de 464 en 2023, à 499 en 2024 pour les agents des DIR.
▪️ La gravité s’aggrave : Le nombre de jours d’arrêt a bondi de 9 417 à 10 532 jours en un an.
▪️ Un corps de métier décimé : En 2024, 11,26 % des personnels d’exploitation ont été victimes d’un accident.
▪️ Le prix du sang : Cette année 2025 a déjà coûté la vie à 3 agents des DIR.
Transparence et action : les exigences de la CGT
Au-delà des chiffres, la CGT fustige le manque de communication de l’administration sur les incidents graves, citant l’exemple inacceptable d’un tir par arme à feu sur un fourgon de la DIRO le 6 novembre dernier, passé sous silence.
✊ Face à cette situation et à la menace d’une nouvelle décentralisation des routes nationales annoncée par le Premier ministre, la CGT exige :
◗ Un changement de paradigme : Revenir à l’analyse concrète des accidents, notamment les 3 décès de l’année, pour bâtir la prévention.
◗ La reconnaissance de la pénibilité : Nous attendons la concrétisation immédiate des engagements du ministre sur la bonification du service actif.
Pour connaître l’ensemble de nos analyses et revendications portées face à l’administration, nous vous invitons à lire notre déclaration complète ci-jointe. ⤵️



