
L’Union fédérale des syndicats de l’Etat CGT considère qu’il faut généraliser la grève. Elle appelle les agentes publicques à :
• Se mettre en grève et manifester le 2 octobre 2025 à l’appel de l’intersyndicale ;
• Se réunir en assemblées générales, dans l’unité syndicale la plus large, pour organiser la riposte, débattre et décider de la grève, du blocage des activités, de la reconduction du processus de mobilisations pour l’inscrire dans la durée.
Rappel : L’UFSE CGT a déposé un préavis de grève sur la période du 10 septembre au 31 octobre 2025.
STOPPONS-LES ! Toutes et tous en grève et en manifestation le 2 octobre
ADRESSE DU CONSEIL NATIONAL — MONTREUIL, LE 25 SEPTEMBRE 2025
RÉUNIES en Conseil national, les organisations de l’Union fédérale des syndicats de l’État CGT se félicitent de l’inscription massive des agentes publicques dans les processus de mobilisation des 10 et 18 septembre 2025.
Contrairement aux affirmations du patronat, plus particulièrement du MEDEF, et de celles et ceux qui gouvernent sans aucune légitimité : de l’argent, il y en a !
L’urgence est à la réappropriation des richesses produites par le monde du travail.
Chaque année, au moins 211 milliards d’euros sont alloués aux entreprises sans contreparties, ni évaluation, ni contrôle ; des dizaines de milliards d’euros sont dilapidés au titre des exonérations, allègements d’impôts et de cotisa- tions sociales. La CGT considère que l’argent public n’a pas à financer l’actionnariat et se félicite d’avoir œuvré à porter dans le débat national la question de la justice fiscale, sociale et environnementale. L’argent public ne doit pas non plus servir à financer une marche à la guerre. L’UFSE-CGT propose une plus juste contribution des plus riches et une autre utilisation au service des citoyens.
Ainsi, cet argent doit servir à :
– Abroger la contre-réforme des régimes de retraite, rétablir les droits à la retraite à 60 ans, un droit au départ anti- cipé pour celles et ceux qui exercent des missions et des travaux pénibles, une sécurité et une protection sociales répondant aux besoins, un droit à l’emploi et à l’indemnisa- tion des périodes de chômage pour les privées d’emploi ;
– Augmenter les salaires, les traitements, les retraites, les pensions et les minima sociaux, ce qui passe par le dégel immédiat du point d’indice, le rattrapage des pertes antérieures et son indexation sur l’inflation ;
– Imposer l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
– Construire des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale sur d’autres bases, au bénéfice des services publics et de la fonction publique, en abandonnant définitivement le budget Bayrou/Lecornu et l’ensemble de ses mesures régressives ;
– Adopter une loi de programmation budgétaire au service du développement des territoires d’Outre-mer et de la satisfaction des besoins des populations ultramarines ;
– Investir dans les moyens et les ressources alloués auxagentes publicques pour réaliser leur travail dans de bonnes conditions ;
– Mettre en place un plan massif de recrutements d’agentes publicques et titulariser les non-titulaires sans condition de nationalité ;
– Réinternaliser les missions publiques dans les ministères, et non pas supprimer ou fusionner les opérateurs et les agences de l’État.
Serviteurs zélés du patronat et du capital, la Macronie et ses gouvernements successifs, soutenus par l’extrême droite, méprisent le monde du travail et s’obstinent à ne pas répondre aux revendications qu’il porte. Ils n’hésitent pas à avoir recours à la violence, à l’instar de la répression qu’a subie la jeunesse dans le cadre de cette mobilisation.
Dans un tel contexte, l’Union fédérale des syndicats de l’État CGT considère qu’il faut généraliser la grève. Elle appelle les agentes publicques à :
• Se mettre en grève et manifester le 2 octobre 2025 à l’appel de l’intersyndicale ;
• Se réunir en assemblées générales, dans l’unité syndicale la plus large, pour organiser la riposte, débattre et déci- der de la grève, du blocage des activités, de la reconduction du processus de mobilisations pour l’inscrire dans la durée.
D’ores et déjà, l’UFSE-CGT apporte son soutien à toutes les mobilisations en cours, celles :
◗ De la jeunesse ;
◗ Du 28 septembre, journée de lutte pour l’IVG et journée de la marche climat ;
◗ Du 9 octobre dans les secteurs de la santé, du social, de la Sécurité sociale, des services publics territoriaux et dans les services d’insertion et de probation du ministère de la Justice, à laquelle l’UFSE-CGT appelle.
ILS S’ARRÊTERONT LÀ OÙ ON LES ARRÊTERA !
Articles liés :
L’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
Communiqué unitaire du 24 septembre suite à la rencontre avec le Premier ministre.
Aucune réponse claire n’ayant été apportée sur les enjeux qui se posent pour le monde du travail, l’intersyndicale appelle à amplifier la mobilisation lors d’une nouvelle journée d’action et de grève interprofessionnelle le jeudi 2 octobre.
Abandonner définitivement le projet d’« année blanche »
Enterrer définitivement le Budget Bayrou, c’est notamment bannir la mise en œuvre d’une année blanche, une mesure antisociale, un non-sens économique. Une telle mesure se traduirait par la baisse, en euros constants, de toutes les prestations sociales et les rémunérations des agents publics de 1,4 % (...) Voir le Mémo économique CGT n°151 ci-joint.



