
Le 22 juillet 2025, la CGT participait à une réunion ministérielle consacrée à la sécurité des agents d’exploitation des DIR intervenant sous circulation. Une rencontre cruciale dans un contexte marqué par de récents drames humains et une mobilisation sans précédent des personnels.
Vous trouverez ci-joint :
- le compte-rendu CGT de la réunion du 22 juillet (avec la déclaration prononcée par la CGT)
- le courrier du ministre chargé des transport adressé le 29 juillet 2025 au ministre de l’action publique, de la Fonction Publique et de la simplification (ayant pour objet la reconnaissance de la dangerosité du métier exercé par les agents des DIRs)
Communiqué envoyé aux agents :
Sécurité des agents des DIR : la CGT obtient des avancées mais maintient la pression
Un rejet clair du PPMR actuel
La CGT a une fois de plus dénoncé l’inefficacité du Plan ministériel de prévention renforcé (PPMR) déjà en vigueur mais non appliquée, estimant que s’il reprend en grande partie l’instruction de 2013, celui-ci est incomplet en matière de moyens, de formations et d’organisation du travail. Nous avons appuyé sur l’idée d’un moratoire sur le PPMR, au profit d’une mise à jour de l’instruction de 2013, issue d’un travail concerté entre terrain et administration.
Des revendications précises et structurées
La CGT a réaffirmé ses exigences : retour aux effectifs de 2007, interdiction du travail isolé, renforcement de la formation, matériel choisi selon les besoins des agents, reconnaissance du métier via la bonification de 25 % du service actif, et création d’un CSA de réseau pour harmoniser les pratiques des différentes DIR.
Des réponses partielles du ministre
Le ministre délégué aux Transports a reconnu certains points : il a annoncé qu’il porterait la revendication de la bonification devant le ministre de la Fonction publique, marquant une évolution notable de sa position. Il s’est aussi engagé à réunir un CSA spécial DIR à la rentrée. En revanche, il a refusé la création d’un CSA de réseau, estimant qu’un consensus syndical était absent.
Sur les effectifs, le ministre s’est dit contraint par le cadre budgétaire (– 44 milliards € prévus en 2026), sans nier les besoins du secteur. Il a contesté le lien direct entre baisse des effectifs et hausse des accidents.
La mobilisation paie, mais la vigilance reste de mise
Pour la CGT, ces premiers engagements du ministre sont à mettre au crédit des actions syndicales de terrain : plus de 1 100 droits de retrait déposés, interpellations de parlementaires, pressions collectives. Toutefois, rien n’est gagné. Encore faut-il que le ministre de la Fonction Publique soutienne le ministre délégué aux transports et qu’il parvienne à convaincre Bercy…
✊ Le syndicat appelle à maintenir la mobilisation jusqu’à l’obtention de garanties concrètes sur la sécurité, les conditions de travail et la reconnaissance des missions.


