Flambée de la pauvreté et des inégalités en France

vendredi 11 juillet 2025

Publiés le 07 juillet 2025, les derniers chiffres de l’Insee, preuve, s’il en fallait encore une, démontrent que les politiques menées par le gouvernement sont à destination des plus riches et contribuent à creuser davantage les inégalités et à augmenter le taux de pauvreté dans notre pays.

Dans sa dernière étude du niveau de vie et pauvreté en 2023, l’Insee comptabilise pas loin de 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire, fixé à 1288 euros par mois


Des minima sociaux très inférieurs au seuil de pauvreté fixé par l’Insee :
Tout en bas de l’échelle des revenus, les plus modestes échappent à la mesure statistique mais on sait qu’une partie de la population vit avec seulement 200 ou 300 euros par mois, voire moins.
C’est le cas des sans abri, des jeunes isolés et au chômage ou des migrants sans papiers par exemple.
source : Observatoire des inégalités

Le montant du RSA pour une personne seule est de 607,75 euros par mois au 1er avril 2023.


L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) mesure chaque année, la pauvreté et les inégalités au sein de la population de France métropolitaine vivant en logement ordinaire.

9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, fixé à 1 288 euros par mois (sont comptabilisées les personnes occupant un logement ordinaire en France métropolitaine, sachant que ce chiffre ne tient pas compte habitants des départements d’outre-mer ni les personnes sans-abri, les personnes vivant en habitation mobile et les personnes vivant en institution).

Les chômeurs, les familles monoparentales, les personnes seules et les travailleurs indépendants, sont les plus exposés à la pauvreté : taux de pauvreté en hausse de 2,9 points.

La moitié des personnes sous le seuil de pauvreté vivent avec moins de 1 041 euros par mois. La précarité ne concerne plus seulement les fins de mois mais souvent le 10 du mois.

Le taux de pauvreté passe de 14,4 % en 2022 à 15,4 % en 2023 (soit 650 000 personnes de plus qu’en 2022) : un record depuis le lancement en 1996 de l’indicateur annuel de l’Insee.

Cela s’explique notamment, selon l’Insee par l’arrêt des aides exceptionnelles (indemnité inflation et la prime exceptionnelle de rentrée pour soutenir le pouvoir d’achat en 2022) et par la hausse du nombre de micro-entrepreneurs aux faibles revenus.

L’augmentation des revenus financiers impulsée par la hausse des taux d’intérêt et l’augmentation des revenus d’investissement - notamment des placements et assurance-vie - soutient le niveau de vie des ménages les plus aisés, qui augmente nettement.

À l’inverse, le niveau de vie des ménages les plus modestes recule en euros constants, en raison notamment de la hausse du nombre de ménages déclarant de faibles revenus d’activité indépendante et de la non-reconduction des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d’achat mises en place en 2022.
Dans ce contexte, les inégalités de niveau de vie sont en hausse.


Les inégalités augmentent fortement en 2023

En 2023, les indicateurs d’inégalités sont en hausse après s’être stabilisés en 2022 à un niveau relativement élevé au regard des dernières années. La baisse du niveau de vie des plus modestes, concomitante à la hausse de celui des plus aisés, conduit les indicateurs d’inégalités à atteindre des niveaux parmi les plus élevés depuis 30 ans.

En 2023, les 20 % les plus modestes perçoivent 8,5 % de la somme des niveaux de vie et les 20 % les plus aisés, 38,5 %, soit 4,5 fois plus.

Le rapport entre le niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés et le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, augmente à 3,49, dépassant sa moyenne historique. (...)

En savoir plus : https://www.insee.fr

Insee Première • n° 2063 • Juillet 2025 : 4 pages ci-joint

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