
« Les entreprises françaises sont les plus taxées du monde » : Mais qu’en est-il vraiment ? Cette ritournelle est répétée jusqu’à l’écœurement par le gouvernement, le patronat et les économistes libérauxles sur tous les plateaux pour défendre leur modèle néolibéral (...)
Lire l’article de la CGT publié sur le site confédéral le 23 avril 2025 (voir ci-dessous)
et le Mémo économique CGT n°146 : du 14 avril 2025.
CE QU’IL FAUT RETENIR ⤵️
Le gouvernement, le patronat et les économistes libéraux prétendent que les prélèvements obligatoires français seraient les plus élevés des économies développées, ce qui pèserait sur la compétitivité et l’attractivité des entreprises françaises. Toutefois, de nombreux arguments viennent contredire ce discours :
● les ménages paient les 2/3 des prélèvements obligatoires, 1/3 étant payé par les entreprises ;
● les systèmes socio-fiscaux sont (très) différents d’un pays à l’autre, ce qui rend difficilement comparable les données sur les prélèvements obligatoires ;
● les prélèvements obligatoires servent en partie à financer les services et les infrastructures publics qui bénéficient à l’ensemble de la société dont les entreprises.
Surtout, il faut plutôt comparer les entreprises sur la base des prélèvements obligatoires qu’elles paient auxquels on retire les aides publiques qu’elles reçoivent. En faisant cela, il apparait alors que les entreprises françaises sont celles qui ont vu leurs impôts nets des aides publiques diminuer le plus fortement en Europe sur les trente dernières années !
Échec de la politique de l’offre
Pourtant, ces réductions massives de prélèvements sur les entreprises n’ont pas eu les effets escomptés, puisqu’elles ont surtout servi à soutenir les profits et les dividendes. Dans le même temps, la croissance économique a ralenti, le pouvoir d’achat a diminué, la précarité et la pauvreté ont explosé, le déficit commercial s’est creusé, les difficultés industrielles s’accentuent et les finances publiques sont exsangues par manque de recettes fiscales : c’est l’échec de la politique de l’offre.
Lire la suite dans le mémo ci-joint




