
Appel de la CGT à manifester à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : « 22 mars – Lutte pour l’égalité des droits - Nées ici ou venues d’ailleurs, unies contre le racisme ! »
(...) La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée à l’initiative de l’ONU chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre la politique d’apartheid.
Aujourd’hui, le temps n’est pas à commémorer, mais à se mobiliser, à refuser les discours et les pratiques racistes qui s’étendent sur tous les continents – mais aussi en France – et de défendre l’égalité des droits et la démocratie.
Solidarité avec les travailleurses étrangeres et leur famille
Le discours nationaliste visant à opposer les populations et les travailleurses en fonction de l’origine, de la couleur de peau, de la religion est une vieille recette de l’extrême droite. Les politiques du bouc émissaire, désignant les étrangeres comme responsable des difficultés et des angoisses, ont toujours accompagné les périodes de crises et la montée des fascismes.
La porosité entre l’extrême droite et le sommet de l’État est manifeste, il n’est question que de « submersion migratoire », de remise en cause du droit du sol, et de politiques contre les travailleurses étrangeres avec ou sans papiers. Face à ces représentations xénophobes et racistes, la CGT réaffirme que ce n’est pas l’immigration qui crée le dumping social mais l’absence de droits. Les travailleurses font partie intégrante de la classe ouvrière de notre pays et ils et elles doivent bénéficier de l’égalité des droits.
Pour ces raisons, la CGT défend la délivrance de titre de séjour de plein droit sur la simple preuve de la relation de travail, la pérennité des titres de séjour et l’accès aux préfectures pour renouveler leur titre.
Nous sommes toutes concernées – Défendons nos droits de travailleurses et les libertés
Ces agressions contre les travailleurses étrangeres d’aujourd’hui renforceront encore un peu plus les attaques de demain contre toutes les salariées du pays. À titre d’exemple, Il suffit de reprendre les déclarations et les projets de Monsieur Retailleau quand il siégeait au Sénat : non-inscription de l’IVG dans la Constitution, retour à la semaine de travail à 39 heures, recul à 65 ans pour le départ en retraite, opposition à toute hausse d’impôt pour les plus riches, réduction des effectifs dans les hôpitaux et dans toute la fonction publique…
Le climat lourd de menace contre les étrangeres est une porte d’entrée à la remise en cause de l’État de droit et menace toutes les libertés fondamentales de toutes et tous. Les discours de ministres, des dirigeantes du Rassemblement national alimentaient encore récemment la décomplexation de la violence des militantes d’extrême droite contre des militantes à Paris et à Lyon, et les menaces contre les avocates et les juges.
Ne nous laissons pas intimider, rassemblons-nous pour l’unité des travailleurses, pour l’égalité des droits et la défense des libertés.
Article publié le 11/03/2025 sur le site confédéral
Article publié le 26 février 2025 :
Mobilisons-nous contre le racisme
Appel au rassemblement le 22 mars 2025, pour la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : « Né.e.s ici ou venu.e.s d’ailleurs, uni-es contre le racisme ! »
Appel à l’initiative de : la LDH (Ligue des droits de l’Homme), Attac France, La Cimade, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération syndicale unitaire (FSU), Femmes Egalité, Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Oxfam France, SOS Racisme, le Syndicat des avocates de France (SAF), l’Union syndicale Solidaires.



