
La CGT dénonce les mesures de déréglementation dédouanant les entreprises de leurs responsabilités sociales et environnementales, décidées par l’UE et la France.
Ces mesures, dites de simplification, présentées le 26 février par l’exécutif européen modifient plusieurs directives et règlements (textes du Pacte vert et feuille de route environnementale de la Commission européenne) pour alléger la bureaucratie qui pèserait sur les entreprises. L’ensemble des directives et des règlements concernés sont regroupés en deux paquets baptisés « Omnibus » qui allègent les obligations de publication d’informations en matière de durabilité (CSRD), simplifient le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CS3D) et celle du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (Taxe carbone européenne).
Communiqués communs signés par la CGT :
Communiqué de presse « Directive Omnibus : vers un affaiblissement historique des normes environnementales et sociales en Europe »
Communiqué de la CES* « L’Omnibus affaiblit les protections des travailleurs contre les abus des entreprises ».
* La CES (Confédération européenne des syndicats) parle d’une seule voix au nom des travailleurs en Europe. Elle représente 45 millions de membres de 94 organisations syndicales nationales réparties dans 42 pays européens ainsi que dix fédérations syndicales européennes.
LA PRESSE EN PARLE :
TOUTELEUROPE.EU
« Au nom de la compétitivité des entreprises, la Commission propose de simplifier certaines normes européennes »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES
Loi omnibus : Bruxelles préfère la « simplification » à la responsabilité des entreprises
La Commission européenne a présenté une loi qui allège le devoir de vigilance des entreprises et réduit leurs obligations environnementales. Au nom de la compétitivité, mais au mépris des ambitions de l’UE.
ACTU ENVIRONNEMENT
Législation Omnibus : de la simplification à l’opacité en matière de RSE
Sous couvert d’alléger la charge administrative des entreprises, le projet de paquet Omnibus les exonère surtout d’un grand nombre de contraintes en termes de transparence et de responsabilités sociales et environnementales.
| TEXTE DU COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA CES - 26 FÉVRIER 2012 La Commission a proposé aujourd’hui d’affaiblir les mécanismes conçus pour tenir les entreprises responsables des mauvais traitements infligés aux travailleurs dans leurs chaînes d’approvisionnement. Les mesures mises en place pour lutter contre des conditions telles que celles qui ont conduit à la tragédie du Rana Plaza seraient considérablement affaiblies si le projet de déréglementation Omnibus de la Commission européenne était adopté. Deux directives sur les droits de l’homme visant à rendre les entreprises responsables des violations des droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement ont été adoptées au cours du dernier mandat : la directive sur le devoir de diligence des entreprises en matière de développement durable (CS3D) et la directive sur les rapports des entreprises en matière de développement durable (CSRD). La Commission européenne se plie aujourd’hui aux appels des lobbyistes des entreprises pour neutraliser un certain nombre de mesures prévues dans ces deux directives :
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