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CT du CEREMA du 8 octobre 2019 : Compte rendu CGT

mercredi 9 octobre 2019

Incendie de Lubrizol à Rouen : inquiétude et colère de la population et du personnel et leçon de choses sur le désengagement public

Le 26 septembre, plusieurs milliers de tonnes de produits toxiques ont brûlé à Rouen. Cette usine Seveso avait déjà fait parler d’elle en 2013 à cause d’une fuite de mercaptan, un gaz fortement odorant, inoffensif à faible dose heureusement. Cette fuite a été ressentie dans le département de Seine Maritime, en Île-de-France, dans le Nord et jusqu’à Londres.

Pour autant, l’entreprise n’a eu à payer que la somme ridicule de 4 000 €, à comparer avec les dizaines de milliers d’euros qui s’abattent sur les gilets jaunes, sur les militants syndicaux ou encore ceux écologistes.

Malgré le désastre, les services préfectoraux ont montré une pusillanimité et une volonté sans faille de minimiser l’événement et ses effets. Alors que les écoles ne savaient pas si elles devaient fermer ou ouvrir et qu’un nuage de plus de 20 km et 6 de large surplombait la ville, le ministre de l’Intérieur a déclaré en dépit de tout bon sens et de toute volonté de protection des populations, qu’il « n’y avait pas de raison de s’inquiéter ».

Dans le sillage de cette déclaration purement politique et sans aucune considération pour les populations, le Préfet a multiplié les interventions contradictoires prétendant que les analyses n’étaient pas encore faites, que la liste des produits brûlés n’était pas connue, que les produits agricoles devaient être séquestrés tout en insistant sur l’inocuité du nuage. Une aberration grotesque : à l’heure où ce gouvernement légifère sur ce qu’il appelle les « fake news », il démontre au quotidien qu’il ment en permanence et de manière de plus en plus visible (de la Salpétrière à l’incendie de Notre Dame en passant par le rapport sur les retraites ou l’affaire Benalla…).

Ce gouvernement criminalise la contestation mais seule notre mobilisation peut le contraindre à la transparence et à une réorientation au service des enjeux environnementaux et sociaux comme l’ont compris les manifestants parmi lesquels la CGT de Rouen se trouvait.

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