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Climat : quand Macron marche dans les pas de Trump

jeudi 17 mai 2018

La Maison Blanche annonce une baisse drastique du nombre de météorologues en 2018/2019 au National Weather Service (NWS), l’équivalent de Météo-France aux Etats-Unis.

En France, en dépit de l’initiative du président de la République avec son slogan en clin d’oeil "Make our planet great again", les suppressions de postes dans le domaine de la météorologie seront encore plus importantes. Ici comme là-bas, les outils face au changement climatique sont sacrifiés. Les personnels de Météo-France poursuivent leur bataille pour l’intérêt général.

Le budget prévisionnel du NWS2 fait état de 217 postes supprimés par l’Administration Trump en 2018/2019, soit environ 5% des effectifs. En France, dans le cadre du programme "Action Publique 2022", le gouvernement a décidé la suppression de 190 postes à Météo-France en 2018/2019, soit plus de 6% des effectifs.

Ce n’est qu’un début. D’ici 2022, ce sont près de 500 postes de météorologues et climatologues qui seront supprimés, faisant suite à 800 suppressions de postes opérées depuis dix ans.

Pourtant, comparativement à la population et au territoire français (incluant l’Outre-Mer), les moyens alloués à Météo-France se situent déjà en-dessous de la moyenne des services météorologiques nationaux des pays riches. "Make our planet great again" annonce Emmanuel Macron. Derrière les mots, le manque d’ambition pour des services météorologiques toujours plus performants est symptomatique des politiques libérales, en France comme aux Etats-Unis.

Dans les décennies à venir, le réchauffement climatique va peser sur les économies et entraîner de profonds bouleversements géopolitiques. On note déjà une augmentation en fréquence comme en intensité des phénomènes météorologiques majeurs et destructeurs. Les territoires français ne sont pas épargnés.

Les services publics bénéficient à la société toute entière. En sacrifiant Météo-France le service public chargé de la météorologie et du climat, qui a pour mission première la sécurité des personnes et des biens, le gouvernement risque d’aggraver la situation des plus vulnérables.

Les personnels de Météo-France restent mobilisés pour éviter ce gâchis.
Un nouvel appel à la grève a été lancé pour le 22 mai.