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La Sécurité sociale : un bien commun à consolider

mercredi 22 février 2017

Depuis des années, la sécurité sociale et plus largement notre modèle sociale est sous le feu des libéraux et du Patronat. Dans le débat public, la sécurité sociale fait régulièrement la une des médias sur le thème le déficit abyssal, gigantesque , besoin de réformer notre modèle sociale. Pour autant, aucune explication sur les causes et les raisons de ce déficit.

Focus sur son financement : la sécurité sociale est financée par les cotisations sociales des salariés et des employeurs. Également, la CSG, divers impôts et taxes, les contributions publiques et autres ressources contribuent au financement de la sécurité sociale (voir graphique ci-dessous).

Au début des années 1990, les cotisations sociales représentaient 87 % des recettes des régimes d’assurance sociale des administrations de Sécurité sociale. En 2014, elles ne comptent plus que pour 62 %. Dans le même temps, la part des impôts et taxes est passée de 5 % à près de 30 % actuellement.

Les cotisations sociales représentent une part importante (62%) et les politiques menées depuis plusieurs décennies fragilisent son financement. Par la baisse des cotisations patronales, au nom de la sacro-sainte compétitivité des entreprises et du coût du travail, les recettes de la sécurité sociale diminuent et conduisent à un déséquilibre entre les recettes et les dépenses.

Certains candidats à l’élection présidentielle de 2017 propose de redonner du pouvoir d’achat aux salariés en réduisant les cotisations salariales permettant ainsi d’augmenter le net à payer de chacun.

C’est une erreur majeur de s’engager sur ce chemin qui conduirait à mettre dans une difficulté encore plus importante notre modèle de protection sociale. Encore moins de recettes pour son financement.

In fine, un choix devrait être fait, à savoir :
· si nous souhaitons maintenir notre système sociale, il y a une obligation de collecter des recettes autres, par exemple en ayant recours à l’augmentation de l’impôt ;
· si nous refusons de combler le manque de recettes, la conséquence serait la privatisation de notre système de santé avec le recours aux assurances.

Finalement, le maigre gain de pouvoir d’achat mis en avant par ces candidats ne compenseront pas la perte de pouvoir d’achat engendrer par une bascule de notre modèle social. Pire encore, c’est tout notre modèle sociale de santé qui serait remis en cause et personne ne le dit.

D’autres sources de financement sont possibles, notamment par l’augmentation des salaires ou la taxation des dividendes.

Pour réduire les inégalités et permettre à nos futures générations d’être en bonne santé par l’accès aux soins, une seule solution s’impose : la consolidation de la sécurité sociale, un bien commun.

Voir le film “ la sociale “ : http://www.lasociale.fr/
Résumé : En racontant l’étonnante histoire de la Sécu, La Sociale rend justice à ses héros oubliés, mais aussi à une utopie toujours en marche, et dont bénéficient 65 millions de Français