Intervention d’André Mandard lors de l’Assemblée Générale du C.G.C.V. le 9 juin 2010

vendredi 11 juin 2010

Merci à Stéphane Suteau (Président du CGCV), merci à vous de m’avoir invité à votre Assemblée Générale.

Tout d’abord, je voudrais féliciter le C.G.C.V., le Président avec son équipe et tous ceux qui permettent à cette structure d’obtenir de si bons résultats ; mais aussi d’être hautement reconnue par la Sous-direction des Affaires Sociales, l’ensemble des acteurs sociaux du MEEDDM et surtout, c’est là l’essentiel, pour les enfants et les parents qui bénéficient de ses prestations.

Le CGCV démontre tous les ans un peu plus son utilité sociale. Seul organisme du ministère a proposé des séjours pour les enfants et les jeunes, sa pérennité ne doit faire aucun doute dans ce contexte de grandes turbulences où les réorganisations et réformes se succèdent à un rythme effréné, engendrant une souffrance au travail jamais connu jusqu’alors. Les valeurs humanistes véhiculées par le CGCV concourent à la consolidation du lien social indispensable à toute vie collective.

Le ministère doit tout mettre en œuvre pour que le CGCV continue à se développer harmonieusement.

Cela passe inévitablement par un soutien en moyens humains, financiers et matériels.

Mon soutien restera sans faille et je souhaite vivement qu’il en soit de même pour l’ensemble des composantes du CCAS.

C’est bien dans ce sens que nous sommes intervenus avec Stéphane et une délégation du CCAS, lors d’une audience au cabinet du ministre, le 6 avril dernier.

Le droit aux vacances pour tous les enfants et l’aide au départ en vacances sont des revendications légitimes quand trop peu d’entre eux peuvent bénéficier de moments nécessaires à l’épanouissement de leur vie en société.

Le CCAS et le CGCV doivent mener les réflexions permettant de renforcer encore l’accès aux prestations et satisfaire les besoins sociaux qui s’expriment.

Par exemple, aujourd’hui, les enfants des agents d’outre-mer ne peuvent bénéficier des centres de vacances du CGCV à cause du prix très élevé du transport aérien. Suite à l’audience du 6 avril, la commission ad hoc du CCAS et le CGCV mèneront les travaux en la matière.

Le bénévolat à une importance capitale dans le fonctionnement du CGCV. Dans ce cadre, les facilités de service sont à maintenir où à mettre en place.

Les correspondants locaux représentent également des maillons incontournables dans la chaîne d’organisation de séjours. En accord avec Stéphane et le CGCV, je plaide pour que les Présidents ou membres de CCAS, sécurisés par l’arrêté du 22 décembre 2008, soient à l’avenir les agents sur qui pourra compter le CGCV.

Les rapprochements institués avec l’ASMA, ARAMIS et le projet avec IGESAS, sont la preuve d’une collaboration intelligente au bénéfice d’agents de cultures différentes (agriculture – aviation civile – défense).

Peut être avez vous pris contact avec l’association du ministère des finances, l’EPAF (éducation plein air finances) qui possède ses propres centres ?

Suite aux réorganisations ministérielles et à la réforme territoriale de l’Etat (La Réate), de nouveaux comités locaux d’action sociale vont voir le jour dans 22 DREAL, 4 DIRM et 3 directions régionales en Ile de France. Le nouveau lieu de décisions politiques et financières qu’est devenue la région, a conduit le CCAS à mettre en place une commission régionale de concertation d’action sociale (CRCAS). Cette structure permettra le dialogue quasiment inexistant aujourd’hui, entre les Présidents de CLAS et les gestionnaires de crédits au niveau régional. L’arrêté portant sa création et ses attributions sera soumis à l’examen du CTPM le 25 juin.

Les élections des comités techniques paritaires auront lieu dans les DDI cet automne (19 octobre). Ensuite, les CLAS seront mis en place avec une nouvelle représentativité. Dans toutes ces nouvelles structures, le CGCV aura un rôle important à jouer.

Le patrimoine social immobilier de l’Etat doit être préservé. Pour moi, l’exception sociale est de rigueur. Le ministère doit intervenir auprès du Premier Ministre pour obtenir les garanties indispensables inhérentes à la sauvegarde de tout le patrimoine immobilier social du MEEDDM.

Cela concerne directement les centres du CGCV, mais je dirais aussi les unités d’accueil de la FNASCEE.

Les fonds sont à dégager et leur gestion doit rester au niveau national.

Le programme 217 du MEEDDM qui sert actuellement à financer des mesures non budgétisés sur les crédits d’action sociale ne peut à mon avis assurer dans le temps des financements non inscrits en loi de finances initiales.

L’harmonisation tirée vers le plus haut, c’est bien le crédo que je porte avec les représentants du personnel du CCAS, quand le budget des crédits d’action sociale du ministère des finances est 2,5 fois celui du MEEDDM.

Je pense que la complémentarité est la voie qu’il faut privilégier entre les associations des différents ministères au bénéfice de tous les agents concernés. Le travail ensemble est incontournable pour la survie de nos structures.

Vive l’action sociale ! Vive le C.G.C.V. !

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