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Le gouvernement reste sourd : Les salariés doivent se faire entendre plus fort le 24 juin

mercredi 2 juin 2010

Communiqué de la Cgt suite à la rencontre au ministère du Travail du 31 mai 2010

Une délégation mixte privé / fonction publique a été reçue au ministère du travail par le directeur de cabinet d’Eric Woerth ce lundi 31 mai 2010.

C’était la première rencontre après la remise du document d’orientation le 16 mai, l’ordre du jour était les "solidarités et la pénibilité".

A la demande de la CGT qui souhaitait une multilatérale, le directeur du cabinet a réaffirmé que l’on resterait sur des rencontres bilatérales et a donc écarté toute possibilité de confrontation ou de négociation.

Concernant le calendrier, le projet de loi sera remis le 15 ou 16 juin et 2 ou 3 jours seront accordés aux organisations syndicales pour faire connaître leurs remarques sur le document avant une présentation publique.

Ce projet de loi sera débattu au conseil des ministres du 13 juillet 2010.

Les sujets abordés par la CGT :

- Les périodes pendant lesquelles aucun salaire n’est pris en compte pour le calcul de la retraite (chômage, chômage partiel, maladie, congé maternité, accident du travail) ;
- Les périodes pendant lesquelles les salaires portés au compte le sont de façon partielle, (apprentissage, stage, toutes les situations qui font l’objet de cotisations forfaitaires) ;
- La situation des femmes et des moins de 30 ans ;
- Les périodes de premières recherches d’emploi ;
- La reconstitution des carrières après une décision de justice favorable aux salariés sur l’égalité homme/femme, les discriminations syndicales et en matière de salaire, les salariés sans papier ;
- Le besoin de reconnaître la pénibilité par un départ anticipé.

La CGT a rappelé le besoin de construire de nouvelles solidarités face aux parcours professionnels de plus en plus hachés et de revenir aux 10 meilleures années pour le privé.

Elle a fortement insisté sur sa demande d’un départ anticipé proportionnel à la durée d’exposition pour les salariés ayant effectués des métiers pénibles.

Le représentant du ministre nous a fait part des difficultés qu’ils rencontraient sur ce dossier car il ne faut pas créer de nouveaux régimes spéciaux, pas ouvrir la porte de pandore et ne pas aller vers un dispositif tel celui de l’amiante.

Aucune avancée n’est apparue sur la pénibilité, l’avis médical reste la solution pour eux.

Le gouvernement semble sourd aux revendications portées le 27 mai dernier par un million de salariés. Rien n’est joué, tout justifie la poursuite de la bataille sur le dossier retraite en se mobilisant massivement le 24 juin prochain à l’appel de 5 organisations syndicales.

Montreuil, le 1er juin 2010