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Intervention de clôture du 14ème congrès fédéral

mercredi 21 octobre 2009

Didier PACOT

Cher(e)s camarade(s),

Mardi matin, j’ai ouvert ce 14ème Congrès de la Fédération Cgt de l’Equipement et de l’Environnement, j’en ferai la clôture par cette intervention.

Ce congrès a pris des décisions importantes. Décisions qui sont le fruit de débats intenses, d’échanges passionnés et parfois vifs.

A la Cgt, entre camarades, entre syndiqués et militants, nous avons le devoir d’échanger, de débattre, de confronter nos idées, nos analyses afin d’en sortir les enjeux majeurs et de mettre en œuvre la démarche qui rassemble toujours le plus grand nombre pour l’intérêt général des salariés afin de construire le rapport de force massif à la hauteur des enjeux.

188 délégués ont participé aux travaux de ce 14ème Congrès, certains ont exprimé de très grandes difficultés pour mener une activité Cgt dans les conseils généraux à cause de manque de droit syndical.

J’en appelle à la Fédération des Services Publics, la confédération, aux militants des ces départements, afin de trouver ensemble des solutions à ces difficultés et ceci dans les meilleurs délais. Ces situations n’ont que trop durées.

Des enjeux de taille sont devant nous et de nombreux autres pointent à l’horizon. Nous devons engager une démarche revendicative offensive dès maintenant.

Les acquis des luttes pour la R.T.T. des années 2000, 2001 et 2002 sont mis à mal. La Commission Exécutive Fédérale des 8 et 9 septembre dernier a élaboré un tract sur le temps de travail, tract qui doit être adapté pour chaque service et chaque secteur d’activité. Le S.N.P.T.A.S. en a fait une pétition qui est en ligne sur son site web, 5000 signatures ont déjà été récoltées, j’appelle toutes les militantes et tous les militants à s’emparer de cette pétition à faire signer massivement.

Je vous rappelle que la signature de pétition est le 1er acte de construction de la mobilisation des personnels.

L’objectif de déposer une dizaine de milliers de signatures à la prochaine audience au cabinet du ministre le 22 octobre est atteignable : retroussons nos manches et engageons la bataille.

Les réorganisations des services impulsées par la R.G.P.P. en autre, entraînent un mal vivre important de nombreux personnels. Les conséquences de la crise sur les finances de l’Etat et des collectivités entraînent une pression accrue sur les personnels. Portons ensemble le slogan « la crise c’est eux, la solution c’est nous » par la mobilisation la plus large possible des personnels afin que d’autres choix soient faits.

L’emploi et le pouvoir d’achat n’ont jamais été aussi mal menés. Le gouvernement est à la solde du patronat pour imposer toujours plus d’exploitation des salariés sous des formes diverses et variées.

Le rapport d’ouverture de Jean-Marie et de nombreuses interventions en fait la démonstration, la bataille de l’emploi est à amplifier dans les services ; aujourd’hui trop de postes sont vacants, demain ils seront supprimés, c’est le fonctionnement de la spirale infernale de destruction des emplois.

Des échéances importantes sont déjà inscrites dans le calendrier – j’en rappellerai quelques unes :

-  le 16 octobre pour une retraite décente,
-  le 22 octobre sur l’emploi industriel,
-  des élections C.A.P. des dessinateurs et adjoints administratifs au printemps prochain,
-  etc, etc…

Mais je voudrais revenir sur le 22 octobre : les emplois publics et les emplois industriels sont étroitement liés : engageons-nous résolument dans la bataille sur l’emploi.

Quelques points d’analyse du mandat :

Je voudrais faire un petit retour en arrière afin de mieux préparer ensemble le travail syndical qui nous attend et ne pas retomber dans les mêmes travers.

Au lendemain du 13ème congrès fédéral du Verdon, il y a 3 ans, l’équipe militante permanente de la fédération était réduite malgré l’appel aux organisations fédérées et aux militants lors de mon intervention de clôture du 13ème congrès. En effet, je considère que l’équipe se comptait à environ 4 équivalents temps plein militants, j’ai l’impression que le repli sur soi des composantes de la fédération était réel, donc peu d’engagement dans le travail fédéral.

Je dirai que la situation financière de la fédération n’était pas brillante, vous la connaissez.

Jean-Marie, Nicolas, Francis, Bruno et moi- même avons pris l’engagement de redresser la barre des finances fédérales ; l’aide de la C.F.C. nous a été précieuse. Cela s’est fait, vous avez les éléments dans le rapport financier, mais au prix de sacrifices de 3 ordres :

-  équipe militante réduite,
-  recherche d’économies dans tous les domaines,
-  pas d’investissement dans le plan de déploiement et de syndicalisation.

Malgré cela des actions revendicatives ont marqué la période : des acquis ont été obtenus.

L’arrivée en fin de mandat d’Isabelle PERON, Eric BERNARD et Francis COMBROUZE commencent à nous sortir la tête de l’eau.

En quelque sorte le congrès a défini 3 principaux chantiers à la Commission Exécutive Fédérale que vous avez élue hier. Elle doit se mettre au travail rapidement.

-  un premier chantier sur le revendicatif « la bataille revendicative fédérée »,
-  un chantier sur la reconstitution des bases financières fédérales solides,
-  le chantier sur l’outil syndical.

Sur le chantier intitulé la « bataille revendicative fédérée ».
Nous avons besoin de constituer un collectif de membres de la Commission Exécutive qui prenne à bras le corps toutes les questions revendicatives : collectif fédéral qui travaille, qui impulse l’activité revendicative dans tous les secteurs d’activité du champ fédéral ; collectif fédéral qui s’appuie sur les militants de toutes les organisations fédérées y compris les militants non élus à la C.E. dans un premier temps et bien au-delà pour la suite – pas un secteur ne doit rester sur le bord du chemin.

Pour un financement stable et pérenne de la fédération.
Considérant que les recettes exceptionnelles du mandat écoulé nous a permis de reprendre du souffle, je considère qu’elles ne sont pas acquises pour toujours, la solution la plus sûre est de lancer un vaste plan de syndicalisation dans les services et d’accélérer les remontées des cotisations.

Là aussi, la mise en œuvre doit être prise par un collectif de militants de la C.E. et élargi aux militants des organisations fédérées.

Nous souffrons trop de déserts syndicaux, des lieux de travail où la Cgt n’est pas présente au quotidien. Ce plan de syndicalisation doit s’accompagner d’un plan de formation syndicale ambitieux.

Le chantier sur l’outil syndical passe par la constitution d’un groupe de travail de militants de la C.E. Fédérale
les pistes de travail, les réflexions, les propositions, les analyses, les débats doivent avoir lieu dans tous les niveaux des organisations fédérées : du lieu de travail, sections locales, sections, départements, syndicats, directions des syndicats et fédération.

On ne peut pas se satisfaire de décisions de sommet.

Le débat ne doit pas rester entre « quelques initiés ». Les syndiqués, les militants doivent être au cœur des débats. Chaque Commission Exécutive et chaque bureau fédéral devant faire le point sur l’avancement des travaux.

En conclusion, j’en appelle à la responsabilité de tous les militants à travailler ensemble, à construire l’outil Cgt au service des revendications pour les faire aboutir.

Ce congrès me laisse de l’amertume, nous sommes près de 200 délégués, ensemble depuis lundi soir et nous n’avons pas réussi à élaborer un appel en direction des syndiqués, des salariés et militants pour leur mobilisation avec la Cgt.

Pour moi je prends cela comme un échec au vu des attentes des syndiqués et des salariés dans les départements, que cela nous serve de leçon.

Je fais appel à chaque membre de la nouvelle Commission Exécutive Fédérale d’une part et à tous les militants des organisations fédérées d’autre part, afin que chaque instant de leur temps syndical soit mis à la construction du rapport de force et du renforcement de la Cgt.

Ensemble nous pouvons gagner.

Je voudrais que l’on remercie chaleureusement le personnel du centre, son directeur et les camarades du Cantal qui nous ont accueillis chaleureusement, merci à eux.

Vive la fédération nationale de l’Equipement et de l’Environnement Cgt, vive la Cgt.

Merci, bon retour à tous et à bientôt.